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Marché immobilier Toulouse en 2026 : reprise, stagnation ou baisse ? Les tendances à suivre

En 2025, le marché immobilier à Toulouse a connu une normalisation après une décennie de hausse continue. Les données des notaires et des observatoires immobiliers montrent que les prix des appartements anciens se stabilisent entre 3 600 et 3 800 €/m², avec un prix moyen de 3 512 €/m² pour les appartements et 4 246 €/m² pour les maisons début février 2026. Cette normalisation intervient dans un contexte de hausse de 9 % des biens à vendre et de tension encore élevée, les indicateurs de Selexium montrant que le nombre d’acheteurs reste supérieur au stock disponible. 

Parallèlement, la métropole continue d’attirer : l’INSEE a relevé une moyenne d’environ 11 732 nouveaux habitants par an dans la métropole entre 2017 et 2023, et la Ville rose gagne plus de 5 878 habitants chaque année. La population jeune, la présence de l’aéronautique et du spatial, un climat agréable et le projet de ligne TGV BordeauxToulouse pour 2030 contribuent à maintenir l’attractivité de la ville. 

  • Stabilisation des prix : selon les notaires, les appartements anciens oscillent entre 3 600 et 3 800 €/m² tandis que le prix moyen observé en février 2026 est de 3 512 €/m² pour les appartements et 4 246 €/m² pour les maisons. 
  • Forte tension et plus d’offres : le nombre de biens à vendre a augmenté de 9 % en un an, mais les indicateurs montrent encore plus d’acheteurs que de vendeurs. Les transactions dans l’ancien ont reculé de 15 % et les ventes de logements neufs ont chuté de 40 % depuis 2022
  • Marché locatif sous tension : la majorité des habitants sont locataires (≈66 %). Le loyer médian atteint 12,5 €/m² dans l’agglomération en 2025, 13,3 €/m² à Toulouse et 14,7 €/m² début 2026. Les studios/T1 se louent environ 465 €/mois. ● Quartiers contrastés : l’hypercentre (Capitole, SaintÉtienne) dépasse 5 500 €/m², alors que des quartiers populaires comme Papus tournent autour de 1 694 €/m² et Pouvourville 3 698 €/m². Lardenne a enregistré une hausse de 18 % en un an.
  • Dynamique démographique : la métropole gagne en moyenne 11 732 habitants par an; la ville attire étudiants et jeunes actifs, générant une forte demande de location. 
  • Perspectives : les professionnels anticipent une stabilisation des prix en 2026 avec un taux d’emprunt autour de 3 %. Les biens bien situés se vendent toujours, mais les délais s’allongent (68 jours en moyenne). Le marché du neuf devrait redémarrer lentement si les taux se stabilisent et si des dispositifs (Pinel, PTZ) sont prolongés. 

Contexte démographique et économique

Croissance démographique soutenue

L’attrait de Toulouse repose sur une croissance démographique et un bassin d’emploi diversifié. D’après les données publiées en janvier 2026, la ville de Toulouse comptait 514 819 habitants en 2023, contre 479 553 habitants en 2017, soit un gain de 35 266 habitants en six ans (+7,4 %). Le gain annuel moyen s’élève à 5 878 habitants pour la ville et 11 732 pour l’ensemble de la métropole, confirmant l’arrivée de plus de 10 000 nouveaux habitants par an

Cette croissance est alimentée par une population jeune et active, un important pôle universitaire et la présence des secteurs aéronautique, spatial, numérique et santé. Le dynamisme du secteur aéronautique (Airbus et ses soustraitants) soutient la stabilité du marché immobilier et attire des jeunes actifs ainsi que des cadres. 

Une économie diversifiée et des projets d’infrastructures

L’économie toulousaine est portée par l’aéronautique, mais aussi par le numérique, la santé et le spatial. La construction de la ligne TGV BordeauxToulouse, dont la mise en service est prévue en 2030, réduira le temps de trajet à 3 h 10 vers Paris. Cette infrastructure renforcera l’attractivité de la ville et pourrait soutenir le marché immobilier à moyen terme. 

De plus, des projets urbains (extension du métro, développement du téléphérique urbain Téléo, écoquartiers) améliorent la connectivité et la qualité de vie, consolidant l’image d’une métropole innovante

Analyse des prix de l’immobilier à Toulouse

Évolution générale des prix

Le prix moyen au m² à Toulouse varie selon la source et la période :

Segment Prix moyen (février 2026) Évolution récente Source
Appartements anciens 3 600€ - 3 800€ / m² Stabilisation après plusieurs années de hausse; volumes en baisse (~15%) Notaires d’Occitanie
Appartements (toutes transactions) 3 512€ / m² Augmentation annuelle modérée (+1,6%) MySweetImmo (données SeLoger, 1er février 2026)
Maisons 4 246€ / m² Légère hausse sur un an (+2,7%) mais recul sur trois ans (-4,7%) MySweetImmo
Prix “hybride” (moyenne toutes typologies) 3 634€ / m² Le marché se stabilise après plusieurs cycles de hausse MySweetImmo
Neuf 4 500€ / m² Les ventes ont chuté de 40% depuis 2022 Notaires d’Occitanie

Ces chiffres montrent que le marché toulousain se situe entre 3 500 et 4 500 €/m² selon la typologie, avec une stabilisation apparente. Les biens anciens de qualité restent recherchés, tandis que le marché du neuf souffre de la hausse des coûts et du retrait des investisseurs. 

Variations par quartiers

La disparité des prix est marquée :

Quartier ou secteur Prix moyen (€/m²) Particularités
Saint-Étienne 5 547€ / m² pour les appartements et jusqu’à 6 187€ / m² pour certaines maisons Coeur historique très prisé ; forte demande.
Capitole 5 523€ / m² Hypercentre prestigieux ; patrimoine ancien, rareté des biens.
Carmes 4 620€ / m² Quartier patrimonial, rues pavées, marché couvert, forte demande.
Côte Pavée 3 660€ / m² Quartier résidentiel avec maisons et espaces verts.
Centre-ville 3 676€ / m² en moyenne Une moyenne qui masque des écarts ; hypercentre plus cher.
Pouvourville 3 698€ / m² Quartier proche de l’université et de l’hôpital, en développement.
Papus 1 694€ / m² Quartier populaire avec logements sociaux ; opportunités pour budgets serrés.
Lardenne Prix non précisé, mais augmentation de 18% en un an Secteur prisé des familles, maisons individuelles, proximité de la rocade.
Communes périphériques (Colomiers, Blagnac, Tournefeuille, Balma) 2 850€ à 3 200€ / m² Télétravail et recherche d’espace verdoyant stimulent la demande.

Analyse détaillée 

Les quartiers historiques (Carmes, SaintÉtienne, Capitole) conservent une forte valeur patrimoniale. Les prix y dépassent 5 000 €/m² et les biens y sont rares. Les quartiers intermédiaires comme Côte Pavée et Busca offrent un compromis entre proximité du centre et qualité de vie avec des prix autour de 3 600 €/m². Les secteurs en développement (Borderouge, Montaudran, Pouvourville, Lardenne) bénéficient des projets urbains et des transports en commun ; ils attirent les jeunes ménages et les investisseurs pour des prix plus accessibles (2 800 à 3 700 €/m²). Enfin, les quartiers populaires (Papus, Mirail) affichent les prix les plus bas et concentrent les projets de rénovation urbaine. 

Offre et demande : reprise, stagnation ou baisse ?

Une offre en légère augmentation

Après plusieurs années de pénurie, l’offre de biens à vendre a augmenté de 9 % en un an. Cette hausse s’explique par le retour sur le marché de vendeurs qui avaient différé leurs projets en raison des conditions sanitaires et du resserrement du crédit. Toutefois, cette augmentation ne suffira pas à absorber la demande. Les indicateurs de tension montrent qu’il y a plus d’acheteurs que de biens disponibles, ce qui limite la baisse des prix. 

Stagnation des transactions et baisse du neuf

Les notaires observent un recul d’environ 15 % des transactions dans l’ancien. Les acquéreurs négocient davantage et les marges de négociation moyennes atteignent 3 % à 5% pour les appartements et jusqu’à 8 % pour les maisons. Les délais de vente ont légèrement augmenté (68 jours en moyenne début 2026, contre 74 jours un an plus tôt). 

Le marché du neuf traverse une crise : les ventes de logements neufs ont chuté de près de 40 % depuis 2022, en raison de la hausse des coûts de construction, des taux d’intérêt et de la fin progressive du dispositif Pinel. Les programmes sont différés, notamment dans la première couronne (Blagnac, Labège, Colomiers). 

Demande soutenue par la démographie et l’économie

Malgré les tensions, la demande reste solide. Les primoaccédants et les jeunes actifs reviennent sur le marché grâce à des conditions de financement légèrement assouplies. L’étude PAP souligne que les prix ont augmenté de 2,3 % en 2025 et que les primoaccédants, longtemps exclus, sont de retour. 

La périphérie connaît une demande croissante. Le télétravail et la recherche d’espaces verts poussent les ménages à s’éloigner du centre : dans des communes comme Colomiers, Blagnac ou Tournefeuille, les prix de 2 800 à 3 200 €/m² offrent une économie de 15 à 25 % par rapport au centre. Cette tendance forme un « donut toulousain » où la périphérie absorbe une partie de la demande, contribuant à une normalisation des prix.

Scénarios pour 2026

Les professionnels prévoient une stabilisation du marché en 2026. Selon les notaires, les taux d’emprunt devraient rester autour de 3 % et un retour à l’équilibre est attendu. Les prix devraient se maintenir avec de faibles variations selon les quartiers : légère reprise dans les secteurs les plus prisés, stagnation ailleurs, voire baisse limitée dans certains quartiers périphériques. Le marché ne devrait pas s’effondrer grâce au dynamisme économique et démographique. 

Marché locatif et loyers

Niveaux de loyers en 2025‑2026

Le marché locatif reste très tendu. Selon l’Observatoire local des loyers (AUAT), le loyer de marché médian dans l’agglomération toulousaine a atteint 12,5 €/m² en 2025, en hausse de 0,5 €/m² par rapport à 2024. La ville de Toulouse présente un loyer médian plus élevé (13,3 €/m²) que la périphérie (11,5 €/m²). 

La société de gestion locative SGL indique que 66 % des habitants sont locataires et que le loyer moyen charges comprises pour se loger à Toulouse est de 688 € pour 39,5 m², soit 17,42 €/m². Le budget moyen des locataires est d’environ 684 €

En février 2026, MySweetImmo annonce des loyers moyens de 15,1 €/m² pour les appartements et 12,8 €/m² pour les maisons, soit 14,7 €/m² tous biens confondus. Le taux de vacance reste faible (8,1 %), preuve de la tension locative.

Variations par typologie et quartiers 

Les petites surfaces subissent les plus fortes hausses : un studio/T1 se loue en médian 465 € par mois pour 26 m². Dans l’hypercentre (zone 1 – Capitole, Carmes, SaintÉtienne), le loyer médian atteint 16,9 €/m² (soit environ 500 € par mois pour un studio). Les quartiers sud et nord (Mirail, Reynerie, Bellefontaine) proposent des loyers autour de 11,4 €/m², tandis que les couronnes périphériques oscillent entre 11,9 et 12,2 €/m²

Les T2 et T3 se louent respectivement 554 € et 700 € par mois en médian, tandis que les grands logements (T4 et plus) atteignent 902 €. Les maisons de quatre pièces ou plus se louent 1 100 € par mois. 

Incitations et encadrement

La tension locative s’explique par la croissance démographique, la pénurie de logements adaptés et la réduction du parc locatif liée aux nouvelles normes énergétiques (interdiction de louer les logements classés G puis F). Les dispositifs d’encadrement (bail mobilité, dispositif Loyer encadré) limitent certaines hausses, mais les loyers continuent de progresser. 

Pour les investisseurs, le marché locatif toulousain demeure attractif grâce à un bon rendement brut (~5,2 % pour un T2 de 40 m²). Les biens meublés, plébiscités par les étudiants et les jeunes actifs, assurent une forte demande.

Perspectives et tendances pour 2026

Facteurs macroéconomiques

Les taux d’intérêt influencent fortement le marché. Après avoir grimpé en 20232024, ils se stabilisent autour de 3 % en 20252026. Cette stabilisation favorise un retour progressif des acheteurs, mais la capacité d’emprunt reste contrainte. Les banques continuent de sélectionner les dossiers avec prudence et exigent un apport et un reste à vivre solide. 

La fin progressive du dispositif Pinel (prévue pour 2024) pénalise le marché du neuf. D’autres dispositifs (Pinel+), la prolongation du Prêt à taux zéro (PTZ) en zones détendues et le nouveau dispositif « Jeanbrun » discuté dans le budget 2026 pourraient offrir un soutien aux investisseurs. 

Le projet de ligne TGV BordeauxToulouse renforcera l’accessibilité à Paris et Bordeaux. Le temps de trajet réduit à 3 h 10 et l’ouverture prévue en 2030 pourraient améliorer le potentiel de valorisation des biens situés à proximité des gares (Matabiau et stations futures), notamment pour les investisseurs à long terme. 

Conseils aux investisseurs et primo‑accédants

  1. Privilégier la qualité et la localisation : les biens bien situés (proches du métro, des écoles et du centre) se maintiennent mieux en valeur et se louent plus facilement. Les quartiers comme SaintCyprien, Busca ou Cartoucherie offrent un bon compromis entre accessibilité et potentiel de valorisation. 
  2. Explorer la périphérie : des communes comme Colomiers, Blagnac ou Tournefeuille proposent des prix plus attractifs (2 850 à 3 200 €/m²) et une bonne qualité de vie. Elles bénéficient de l’extension du métro et du télétravail. 
  3. Rénovation énergétique : dans l’ancien, les biens avec une bonne performance énergétique (DPE A à C) se vendent plus rapidement et à meilleur prix. La rénovation permet de valoriser un bien tout en anticipant les futures réglementations. 
  4. Anticiper les marges de négociation : dans un marché normalisé, la marge de négociation est devenue la norme (3 % à 5 % pour les appartements, 8 % pour les maisons). Les acheteurs doivent préparer leur financement pour saisir les opportunités. 
  5. Surveiller le marché du neuf : malgré la baisse actuelle, un redémarrage est possible si les dispositifs fiscaux sont maintenus et si les taux se stabilisent. Les programmes proches des transports ou offrant une performance énergétique élevée pourront retrouver un public. 

Perspectives globales

Pour l’année 2026, la plupart des observateurs anticipent une stabilisation des prix. Les prix pourraient légèrement augmenter dans les quartiers très recherchés (Capitole, Carmes, SaintÉtienne) où l’offre reste limitée. Dans les secteurs en développement ou périphériques, les prix pourraient stagner ou connaître de légères baisses. La baisse serait toutefois contenue par la demande structurelle liée à la croissance démographique et au dynamisme économique. 

Le marché locatif restera tendu en raison du déficit de logements (neuf en recul de 40 %) et de la croissance de la population. Les loyers devraient poursuivre une hausse modérée, avec des écarts selon les quartiers. L’encadrement des loyers ou de nouvelles mesures pour réguler le marché pourraient être envisagés par les collectivités. 

Le marché immobilier toulousain en 2026 se caractérise par une normalisation après des années de forte hausse. Les prix se stabilisent autour de 3 600 à 3 800 €/m² dans l’ancien et 4 246 €/m² pour les maisons. L’offre de biens à vendre augmente, mais la demande reste soutenue grâce à une démographie en croissance et à un bassin d’emplois diversifié. Les ventes de neuf en chute de 40 % montrent la fragilité de ce segment, tandis que le marché locatif demeure très tendu avec des loyers médians à 12,5 €/m²

Les perspectives pour 2026 suggèrent un marché ni haussier ni baissier, mais équilibré, où la qualité du bien et sa localisation feront la différence. Les investisseurs et primoaccédants devront s’adapter à des conditions de financement plus strictes, privilégier les biens bien situés et performants énergétiquement, et rester attentifs aux opportunités dans la périphérie. Les grands projets d’infrastructures, la dynamique démographique et la résilience économique de la Ville rose laissent entrevoir un marché immobilier solide à moyen terme, sans emballement mais sans effondrement.


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